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mardi 4 janvier 2022

2022 : voeux

 2022

 



Per noi nati con l'idea della Rivoluzione sarebbe dignitoso rimanere attaccati a questo ideale.      Pier Paolo Pasolini en 1968



https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3d/Asamblea_Constituyente_2019-11-14_02.jpg/440px-Asamblea_Constituyente_2019-11-14_02.jpg et https://lundi.am/Cette-action-etait-de-nature-a-provoquer-une-certaine-emotion-compte-rendu-dua

la terre tourne dans des révolutions qui se comptent

avec des nombres comme le croient les financiers

et les oligarques de ce monde aiment en faire le tour

en l’air mais leur récréation ne durera pas quand

tous les peuples des égalités et des solidarités siffleront

fort pour des communs constituants qui rendront

aux poumons populaires la respiration démocratique 

sans détours ni partis autres que des comparutions immédiates

des politiciens mafieux des policiers racistes des présentateurs TV

méprisants avec des rires à faire feu de tous les artifices communicants

 

la terre tourne avec les bernaches qui migrent en l’air libres

pendant que les migrants meurent en mer bientôt la peur

viendra aux jet setteurs ils perdront leurs passes touristiques

et iront ramer dans les eaux pourries de leurs déchets

 la terre tourne et nos interférences font la révolution joyeuse

Serge Ritman

avec tous mes vœux de bonheur et de santé

« Le progrès ne se loge pas dans la continuité du cours du temps, mais dans ses interférences : là où quelque chose de véritablement nouveau se fait sentir pour la première fois avec la sobriété de l’aube. »

Walter Benjamin, Paris, capitale du XIXe siècle.

vendredi 1 janvier 2021

pantoun négligé pour 2021

             pantoun négligé pour 2021 

(que n’émigrons-nous vers Palaiseaux !)

 

l’épidémie le pain de mie la pandémie

le petit pan de mur le pantalon de mamie

la petite mine de ma mie un premier matin

endémique je te passe la vingtaine et sous

 

ta voix déminée la terre dépensée te dit

nous démolirons le pandémonium piteux

du ruissellement capitaliste de la démocratie 

patibulaire nous écouterons tous les pinsons

 

et poussins pie et papi voleront l’utopie

d’une année pleine d’épis sans répit 

les bourgeois dépités verront bourgeonner

l’an des communes et des pantoums sans

 

pantoufler vraiment mes vingt ans sont 

révolus car voici venu le temps qui hait

le néant vaste et noir le temps des cerises

j’t’aime ma chemise brûle voici nos peuples

 

 

N.B. : Les italiques empruntent à Verlaine qui écrivait : « Seul, un poème un peu niais qu’on jette au feu » !




 

 

 

lundi 18 mars 2019

je te suis complice



https://lundi.am/16-mars-Emeute-sur-la-plus-belle-avenue-du-monde

depuis ce dix-huitième jour où
les lucioles éclairent la nuit
assourdissante des représentants 
en éléments de langage rodés 
la cité dans ma rue ne fait plus
les vitrines d’exploitation des travailleurs
chinois quand j’ai marché avec tes mains
jetant tout ce qu’elles trouvaient contre
les reflets d’une consommation 
aux ordres des pas de petits profits
toute ma grande complicité a hurlé
comme si le cri de tes pas nombreux
remontaient les champs utopiques
pour voir dans les vitrines éclatées
toutes les résonances des droits
ça ira que tu as répété dans mon souffle
avec les vivants jamais seuls tellement
nous avons nos mains qui vont
plus loin que nos rêves tout jaunes
comme si le soleil était complice
de la révolution en courant vite
dans tes pas eux ils ont peur de perdre
tout ce qu’ils ont volé à la cité qui vient
depuis tes recommencements je vole
et toute ma complicité jubile


                                18 mars 2019, aux GL

mardi 1 janvier 2019

2019 : nos interférences

2019

Dorénavant, on peut lire le poème en entier sur le site de Lundi matin : https://lundi.am/nos-interferences

les ronds-points devenus agoras
je te dis qu’on va souffler fort
circulez pas y’a tout à dire
démodent à toute vitesse les vieilles
rhétoriques des jeunes gestionnaires
en économie libérale hors-social
politique reste à trouver
au cœur de la colère les paroles
libres d’un vivre des égalités
solidaires sans les dualismes séparateurs
je respire à pleins poumons tes reprises
de vivante en utopie quotidienne
avec toute l’inventivité de nos peuples
rebelles qui passent les frontières
et tournent les ronds-points
à contre-sens des histoires officielles
tu me dis qu’on va faire résonance
ici et tout autour de nos méditerranées
ça tourne rondement avec 
nos interférences


Serge Ritman
avec tous mes vœux pour une année pleine de solidarités


N.B. « Le progrès ne se loge pas dans la continuité du cours du temps, mais dans ses interférences : là où quelque chose de véritablement nouveau se fait sentir pour la première fois avec la sobriété de l’aube. »
Walter Benjamin, Paris, capitale du XIXesiècle.


vendredi 22 janvier 2010

vendredi 1 janvier 2010

Amis : 2010


Amis, des rimes nouvelles - heureux ?
Forcément, si le mot devient la force
La résonance - qu'est-ce d'autres hors
Plein de résonances fortes - la Vie ?
Car rien d'autre : le métier de vivre
Tient - tous les autres morts : fâcheux ?
Amis, nous nous entendons en rimes
& résonances : déjà toujours chaque
Jour de bouche en bouche - 2010 ?

vendredi 26 décembre 2008

Un poème d'Israël Eliraz offert par Esther Orner

Le jour est passé. Je l’ai vu
passer
sur le mur de la vieille maison,
derrière la fenêtre.
Passé le jour.
Penser et repenser à toi : mais
quoi ?
À ce que j'écris ici sur toi.

Je dois parler de moi à toi.
Le silence est inutile.
Te verrais-je demain ?

Tu es à nouveau avec moi
derrière la fenêtre
remplie de feuilles. A la vue de
mon corps tu commences
doucement à voir ton corps.

Ce qui passe n'est pas seulement
l'hiver.
Le jour passe, meurt dans la
fenêtre, je l'ai vu
passer, passé le jour
traduit de l’hébreu par Esther Orner, Le Nouveau Commerce