dimanche 21 mai 2017

d'un coude de lumière

Pissarro, La meule, soleil couchant, Eragny, 1895
ce tournant jaune dans deux paysages
comme la reprise d’un coude
de lumière au creux des ombres ou
c’est le soleil repris bas mais décentrant
tout le monde pour que vivre
apparaisse dans chaque tache lumineuse ou
avec ton doigt qui m’éveille et encore
les deux soleils de face dans le corps
de ton matin et l’épaisseur sombre
d’une meule de foin qui joue ton corps
c’est bien deux fois ton œil qui
me fixe jusqu’à m’éclabousser
ta claire beauté et je roule et tourne
dans le jaune de ton nom la prairie
d’un retour à nos communautés au coude
à coude des lumières de chaque jour


Pissarro. Neige, soleil couchant, Eragny, 1894


8 juin 2017, lecture à l'hôtel Marignan




à l’hôtel Marignan
13, rue du Sommerard75005 Paris
 à deux pas du Collège de France et de la Sorbonne
Métro : Maubert ou Cluny

le jeudi 8 juin 2017 à 19 heures
performance-lecture-dédicace-verre

s e r g e       r i t m a n
ta résonance, ma retenue

un livre aux éditions Tarabuste (36170 Saint-Benoît-du-Sault)
L’éditeur : Pour l'auteur, Ta Résonance, ma retenue est le livre des livres, un livre-somme où règne le désordre qui ordonne la vie, le livre où l'impression d'avoir tenté d'être le plus près de soi et le plus près du poème est la plus prégnante. Serge Ritman a prouvé par son entêtement combien la poésie se vit autant qu'elle se lit ou s'écrit ; il n'y a qu'à comptabiliser ses participations à des articles, colloques et autres revues. Ou peut-être les trois à la fois et dans tous les cas, la poésie n'est pas séparée de la vie.

Fondé en 1955, l’hôtel Marignan est tenu par la famille Keniger depuis 3 générations.   Son emplacement idéal proche de la Sorbonne dans le centre historique de Paris a fait de cet hôtel un repère pour écrivains, artistes, étudiants et universitaires.  e.e. Cummings, le grand poète américain a séjourné à l'hôtel Marignan. Le philosophe français Emile Cioran, le peintre Mordechai Ardon, l’écrivain Tadeusz Konwicki, le scénariste Tadeusz Kantor, le poète Avrom Sutzkeuver, l'écrivain Nikos Kazantzakis et l'anthropologue Jacques Ruffié ont également séjourné dans l’hôtel. Tél. : 01 43 54 63 81


mardi 9 mai 2017

17 mai au Lycée Racine

MERCREDI 17 MAI 2017, Préau Rocher du Lycée Racine
20, rue du Rocher, PARIS VIIIe
(M° Saint-Lazare ou Saint-Augustin)
(20h-21h30)

Les « RENCONTRES DE POÉSIE CONTEMPORAINE AU LYCÉE RACINE »
(dans le cadre de la « Périphérie du Marché de la Poésie » et avec le soutien de l’association Circé)
vous convient à une lecture-débat en compagnie de
Dominique QUÉLEN, Emmanuèle JAWAD et Serge RITMAN autour du thème « Poésie et frontières ».

SÉANCE OUVERTE À TOUS

Ouverture des portes à 19h30
En raison du plan Vigie-pirate, l’accès ne sera plus possible après 20h (pensez à vous munir d’une pièce d’identité).


VENEZ NOMBREUX !

lundi 8 mai 2017

Les éditions Tarabuste en mai 2017

Coup de coeur du mois, 
le livre des livres de SERGE RITMAN.

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Soutenir « Ma résonance, ta retenue » c'est revendiquer une exigence et une attention à l'autre 

qui suppose que l'altérité n'est pas qu'un nom qu'on aura sans doute bientôt retiré du vocabulaire poétique.

D'autres parutions ''À la Une'' en ce printemps fugace comme l'hirondelle qui ne le fait plus, occupée sans doute à autre chose... à voir sur le site 

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EN CLIQUANT sur :

vendredi 28 avril 2017

Ta résonance, ma retenue : un livre chez Tarabuste


On écrit toujours le même livre. Non au sens d’une répétition. A moins que le trépignement n’approfondisse l’orientation. Et s’agissant de ce livre, on pourrait parler d’apnée. Pendant au moins une vingtaine d’années. Les voix qui font le livre auraient enfin trouvé leur écho. Ta résonance. Ce n’est pas une théorie mais une expérience : pas de je sans tu. C’est le départ du livre : « il se réveille avec une phrase qui lui ressemble, à elle ». Livre d’un amour qui ne cesse de se chercher et, dans le même mouvement, livre de la recherche d’une cause éperdue. Car c’est avec les rimes intérieures que l’engagement s’approfondit. Jusqu’à l’Illyrie. Quelque part au cœur de l’ancienne Yougoslavie pendant ses années de guerre récente. L’Illyrie d’un « à jour » qui part vers l’inconnu. Au cœur des banlieues et des plages – faubourgs de nos contes et mécomptes de Cergy à Cerisy. L’inconnu(e) ? pas un peuple qui manque mais une écoute qui cherche à en répondre jusque dans l’adresse amoureuse, sa retenue autant que sa volubilité. On n’écrit jamais le même livre. Parce qu’on veut de l’air. Pour vivre. Dans ta résonance. L’impératif de la voix libre. Et tout ce livre comme une volubilité en apnée. Des lettres à la ronde.

Ta Résonance, ma retenue, Tarabuste, 2017, 324 pages, 22€, ISBN: 978-2-84587-364-3 (on peut commander chez son libraire ou ici : http://www.laboutiquedetarabuste.com)

lundi 3 avril 2017

tu es ma revenante

(notes face aux tableaux de Marc Desgrandchamps
Musée des Beaux-arts de Caen le 2 avril 2017)

le revenir de ton volcan - lequel
où ces noirs oiseaux de ton écrire
posés sur les transparents fluides
alors nos sols fondent cursivement
et les sandales emportent petites
ailes de tes envols comme balafres
blanches tout est dilué même
la mer avec ses bleus quelles douleurs

















aligné ton dos dans sa fuite immobile
le revenir d’une statue où tu l’as vue
collée à même tous tes décadrages
comme si ton pied s’enfonçait
et tu vois cette plage où je cours
comme un cheval emporté coupé
en deux mais la lumière ailée
tombe comme tu t’en vas toujours
t’en vas la sandale au bord de ton
volcan

















le bras et le vent agrandissent
ta marche avec des oiseaux d’augure
ils disent la ligne d’écume ton écume
dans ma bouche la lecture au cœur
d’une foule et le désert dans des verts
laisse pendre ta robe ses transparences
maculée comme si tous les fruits croqués
séchés après quel tir à l’arc dans mon cœur
ou le cheval

















dans l’ombre avec ce vent qui trace
sur les vitres de ma vue oui le bleu
de ton ciel tragique tache l’arbre et
le candélabre de Judith strie ce paysage
romain avec ta robe plissée je baigne
tous mes yeux dans des verts plissés
je te vois
aveugle si tes jambes et tes genoux 
vers quel volcan de peinture
éruptive agenouillée tu revois
nos lointains si proches je plonge
dans l’inachèvement de ton rouge
à ongle confondu vers quelle fente
mais tout bouge dans nos mouvements
et je ne peux t’arrêter tu cours
dans mon revenir la sandale dans
ta main